Le lien qui m’a révélé

Il y a 4 ans, j’ai fait la rencontre qui a fait basculé ma vie.

Je ne connaissais rien à la spiritualité, à la confiance en soi, à l’estime de soi. Je commençais le développement personnel depuis quelques mois seulement.

Je me suis retrouvée dans une situation désastreuse et je cherchais de l’aide. Ce jour-là, je l’ai trouvé. J’étais loin de savoir ce qui allait m’arriver et encore moins dans quel chemin je m’aventurais.

J’ai trouvé un soutien professionnel pour une affaire familiale. Puis j’ai décidé de quitter la manipulation et la maltraitance dans laquelle je vivais. Cette rencontre que je croyais si anodine a été tellement soutenante et importante, à ce moment-là.

Je ne comprenais pas ce qu’il se passait. Je ne comprenais pas les mots, les gestes et les regards. Je ne comprenais pas qu’on puisse s’intéresser à moi. J’avais une estime tellement négative et j’avais peur. 

Un jour, j’ai voulu comprendre ce qu’il se passait. L’absence de réponse m’a poussé à chercher. J’ai appris tellement de choses sur moi, sur les liens, sur ce qui nous entoure et ce que je perçois en permanence aujourd’hui. Cet apprentissage de la spiritualité m’a permis de me maintenir quand ce soutien a disparu, quand les épreuves étaient difficiles et quand je me retrouvais seule.

J’ai appris dans la souffrance à admettre ma résilience. J’ai appris à me donner de la valeur. C’est là, que j’ai commencé à partir quand cette personne me faisait souffrir. Cette rencontre est un véritable lien toujours si présent aujourd’hui, malgré tout. 

J’ai fini par comprendre et mettre une définition dessus. J’ai douté, j’ai pleuré, j’ai ris, j’ai souffert, j’ai joué, j’ai perdu.

L’effet miroir est très révélateur de ce type de lien. C’est-à-dire qu’il est mon propre reflet avec mes peurs, mes croyances, mes aspirations, mes rêves et mes désirs. Il n’y a aucun voile, aucun filtre. C’est troublant et ça fait perdre pied. 

On se reflète tous dans les personnes que l’on côtoient. La différence c’est la connexion et l’absence de filtre, qui permet de se comprendre en un regard, de lire à l’intérieur de l’autre en intégralité, d’aimer toutes les facettes sombres comme lumineuses, de ne pas pouvoir se protéger, d’avoir ce sentiment de complétude intégrale en sa présence, de le ressentir à chaque pensée. C’est bouleversant. Ca fait chavirer!

En prendre conscience m’a permis de travailler sur moi. Ce que je ne supportais chez l’autre, je l’avais en moi. Ce n’était que ma part d’ombre qui se reflétait. Cela a vraiment fait ressortir la valeur que je me donnais, l’image que je reflétais et non celles que je pensais. Moi qui pensais être médiocre, faible et incapable, n’avoir aucun intérêt, qu’on pensait plus à regarder mes formes que qui je suis, que je n’aimais pas, que je ne supportais plus, que je maltraitais au point de me blesser, que je torturais, que j’infligeais des injonctions abominables, qui pensais qu’aucun homme ne voudrait de moi, ne viendrait vers moi et ne pourrait m’aimer sincèrement.

De l’incompréhension, je suis passée à la compréhension de moi, de lui, du lien, puis à la révélation pour finir par la sublimation, comme on dit en psychologie.

J’ai compris mes faiblesses. J’ai pansé mes blessures.

Je me suis révélée telle que j’étais. Je me suis protégée en m’éloignant. Je ne peux pas forcer une personne à aimer. Même si j’ai essayé, j’ai échoué. Je suis partie de temps à autre quand ça devenait trop difficile. Je suis partie il y a 1 an, à 2 jours près, je quittais un environnement non pas pour ne plus le voir, mais pour d’autres raisons. La conséquence est que je ne le vois plus.

Aujourd’hui, ce lien existe toujours malgré le poids de l’absence et du silence, malgré les mensonges et les non dits, malgré les rires et les regards, les gestes et les échanges passés. 

Avec tous les événements que vous avez pu suivre, sur Instagram notamment, depuis mon anniversaire, on m’a dit pour la seconde fois, la première avait été à la fin de Rise: « un homme dans ta vie, tu n’en as peut-être pas envie, mais un jour tu comprendras que tu en as besoin. » 

La première fois que cette phrase m’a été dite, je ne voulais pas tomber dans la dépendance d’une personne et me laisser maltraiter à nouveau alors, je me suis protégée en m’éloignant. Je regrette d’avoir peut-être mal fait mais je ne regrette pas d’avoir tenté des discussions. 

J’ai appris à pardonner, à aimer sans condition, à tout entendre. Parce que des essais, j’en ai fait. 

Aujourd’hui, quand on m’a redit cette phrase, elle a résonné différemment. J’ai pris conscience que j’avais fait des premiers pas peut-être maladroits mais je les ai fait, que je ne pouvais pas tout faire, que les autres aussi ont besoin d’agir, que je ne pouvais pas lutter contre tout ça, que je méritais qu’on fasse des choses pour moi aussi, que tout ne devait pas venir de moi, que l’amour est toujours présent mais que je n’ai plus de force après ces dernières batailles, malgré le besoin de présence. 

Voilà mon parcours à travers ce chemin de vie si riche et ces rencontres, qui m’amène à ces révélations et aux décisions de vie dont celle de laisser les autres venir, s’exprimer, agir, juste les accueillir avec le coeur. 

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